vendredi, décembre 30, 2005

Savez vous, Soeur Anne, que les artistes de la musique vivent essentiellement du spectacle vivant ?


Soeur Anne

Vous semblez redouter, dans le Monde, que la solution de la licence globale ne dévalorise le travail des artistes et qu'elle les contraigne à vivre « d’amour et d’eau fraîche » en subissant une «quasi gratuité» de l’accès à la culture.

Savez vous les artistes de la musique vivent essentiellement du spectacle vivant ?
Et qu'ils ne perçoivent quasiment aucune rémunération sur les plateformes commerciales de téléchargement ?

Savez vous que la licence globale, à partir d’une redevance mensuelle de 4 euros par abonné Internet, permettrait de réunir chaque année de 80 % du chiffre d’affaires de l’industrie du disque en France.

Et ceci sans nuire, selon les études réalisées par l'Alliance Public-Artistes, au marché de la vente des CD et autres DVD, que ce soit on line ou off line.

Un quart de cet argent sera affecté de par la loi à l’aide à la création, au spectacle vivant et à la formation d’artistes.

Et les deux tiers du reste pourraient être réservés aux auteurs, aux compositeurs et aux artistes-interprètes (dont au premier chef Bénabar, Thomas Fersen, Jeanne Cherhal, Laurent Bounhik, Benjamin Biolay, que vous croyez pouvoir librement associer à votre combat).
A des centaines d’autres tout aussi renommés.
Ainsi qu'à des milliers d’autres moins renommés (ou en attente de l’être).

Bien à vous